Débriefing de notre soirée en public du 08 avril 2013

avril 29, 2013 dans Livre d'or

Voici donc le débriefing tardif de notre soirée, premier match d’équipe en public…
En italique, ce sont vos remarques, anonymes, sur la soirée
En violet, c’est une synthèse avec mon avis (fortement critiquable).

Remarques générales

bonne cohésion d équipe même quand on joue les uns contre les autres : complicité évidente
bonne construction d’histoires
les passages ont été mieux réalisés
un big up sur Myriam Bahria et Julie
la salle en bas commence a limiter notre génie créatif.
une session en plein air avec le beau temps ?
spectacle plus abouti,
Trop d’impros à 4 jouteurs dès le départ.
cacophonie, confusions et le spectateur assiste a un brouhaha.
je trouve que nous commençons à stagner. Certains de nous jouent plus sur les accents que sur la créativité et la construction de l’histoire.
Les caucus à 6 bien gérés
Penser à s’imposer si on veut jouer une impro en particulier.
La quantité et qualité du public ont joué dans le tirage vers le haut de notre « performance ».
bcp de refus
décrochage, fou rires (!)

La session en public a été très appréciée, tant par les joueurs que par le public. Pour les spectateur récidivistes, il y a eu une progression nette et franche par rapport aux sessions d’avant. Cela s’explique par le fait qu’il y avait plus de public : une meilleure réactivité des spectateurs, une plus grande émulation aussi. Mais cela implique des points négatifs : moins de place pour jouer et plus de brouhaha. De plus, les impros étaient assez inégales dans certains points et principalement lorsque les jouteurs sont en grand nombre, à noter que bon nombres de fautes de concentration ou de refus sont passées inaperçues par les arbitres.

 

Pour pallier à cela, nous allons :

– jouer en public dans une autre salle, plus grande.
– mettre l’accent sur le fait de jouer fort.
– intégrer le système de fautes, qui permettront de se concentrer plus sur le jeu que la forme.

Les exercices mis en place en amont (tels que les caucus comparés et le travail de personnages) semblent porter leurs fruits. Nous continuerons donc dans ce sens en mettant plus l’accent sur la création d’histoire.

Et surtout, IL FAUT PRESENTER LES DIFFERENTES IMPROS AUX JOUTEURS AVANT LE SPECTACLE.

 

-Machine infernale « jeux vidéos »

Très bonne « mise en jambe » pour se mettre dans l’ambiance, pour le public comme pour les jouteurs.
Bon thème.
C’était un peu juste niveau place.
pallie à un échauffement trop court
Plutôt dynamique.
S’abstenir d’un vote la dessus,
N’a pas été superbement perçue par le public

Cet exercice a été en effet bien perçu par tous : il permettait de montrer tous les joueurs du premier coup, de montrer aussi l’échauffment au public.
Je propose donc de faire une exercice d’échauffement face au public en leur expliquant qu’il s’agit d’un échauffement. Et donc sans le faire voter.
Le
travail sur la gestion de l’espace scénique devrait permettre au public de mieux comprendre ce qu’il se passe.

– Régressive « La revanche de Gargamel »

Bonne prestation d’Isa en Gargamel.
L’impro a beaucoup stagné par contre.
Florian a placé quelques refus avec ses « j’aime pas »…
Passages ont-ils apporté quelque chose à l’impro ?
A la fin tout le monde parlait en même temps c’était le boxon.
Confusion sur la place des acteurs dans l’histoire
Peut être juste 4 minutes, 2 et 30 secondes ça suffit.
Bon passage de l’offrande du cadeau piégé et une très bonne réactivité.
Dommage que les schtroumpfs n’aient pas pensé à schtroumpfer
La peau de chagrin n’a rien apporté de neuf, sauf le chat qui se transforme en retard en chien.

Une impro à 4 avec passages n’est pas facile à gérer. Cela ne signifie pas pour autant qu’on doive arrêter.
Dans cette impro, le vrai problème est qu’il y a eu très peu d’écoute entre les 2 plans. Chacun parlait ou jouait son histoire en même temps que l’autre. Il faut donc travailler les impros sur plusieurs plans, en plus de l’écoute et la concentration.

 

– Gromellot (comparée) « ca ripatonne sec au musée »

Joué plus sur les mimes que sur les gromellots.
Myriam ne gromellote pas assez. le gromellot consiste en une articulation de mots qui ne veulent rien dire.
Au point de vue du langage c’était bien réussi.
Tournages de dos au public. Il faut encore qu’on s’entraîne à se déplacer « sur place ».
On comprenait bien ce que les oranges faisaient ( truc qui pue) , les violets pas trop.
catégorie « explication de mot »

Il s’agit d’une impro qu’on maîtrise de plus en plus. Bien qu’il faille vraiment articuler des phrases incohérentes comme s’il s’agissait d’une langue réelle (imaginer parler en décalant toutes les lettres d’un cran (A devient B…) ou en remplaçant les voyelles et les consonnes).
Le problème dans cette impro venait plus du manque de place (d’où le tournage de dos au public).
A travailler : positions sur scène.

– Tribunal « Tektonik Revival »

Superbe thème, bonne idée !
Alexis a joué sur la forme (Accent antillais) et Florian sur le fond.
Faible argumentation (Citer des articles, utiliser du vocabulaire juridique, développer par rapport aux faits etc) Mais il s’agit d’un exercice nouveau pour nous.
Pas prêts à faire directement 1minute30
Mélange parfois de l’exposé des faits et la plaidoirie/réquisition.
Un truc marrant serait que suite à l’exposé des faits de l’avocat de la défense le procureur plaide pour le non-lieu et que l’avocat de la défense se mette du coup à « charger » son client.

Pour une première, le résultat était plutôt bon. Il est vrai qu’on attend des 2 parties plus de vocabulaire technique et surtout qu’ils rebondissent sur les dires/accusations de leur confrère. Il faut bien trancher la présentation des faits de la plaidoirie : en premier, on raconte ce qu’il s’est passé (en omettant sciemment ou non certains points ou en décrivant un point de vue précis), en second, on dit au jury pourquoi il faut acquitter ou condamner l’accusé.
L’improvisation manquait donc principalement d’interactions entre les 2 parties.

– Fusillade défi « poulpe »

Impro dynamique. Un peu difficile à notre niveau….
Partenaires différents sur des séquences brèves.
À faire durer 15-20 secondes max je pense.
Hyper créative et énergique pour nous.
(mais moi j’appelle ça une squash)

C’est une impro qui a fait l’unanimité car elle est très dynamique et elle permet de faire passer tout le monde.
Très bonne gestion des équipes par les capitaines, il n’y a pas eu de temps mort et c’était vraiment bien.

– Vidéo-Clip « Le jerk »
                      « Le jouet extraordinaire »

Il faut penser à exagérer les mouvements et les mimes.
L’arbitre aurait du indiquer une faute pour l’équipe des sorcières pour le passage.
Très ludique.
Dépend beaucoup du choix des musiques qui étaient impeccables.
Très difficile car il faut comprendre les paroles
Les séquences où il était question de danser le jerk étaient plutôt réussies.
L’interprétation du jouet était superbe, bravo à Myriam

Bien que certains points soient encore à régler (principalement la gestion du son), cette impro fonctionne bien. Le seul hic est de trouver des musiques qui vont bien, et donc on risque de ne pas le faire souvent…

 

– Alphabétique « à vos souhaits »

Pascale était complètement perdue au début et malheureusement Matthieu ne l’a pas « portée ».
Bonne idée en proposant un souhait mais esquivée ce qui est dommage car l’histoire aurait pu avancer autour de cette idée.
Impro très statique ce qui est souvent le cas avec nos impro alphabétiques…
On essaye quand avec les fins de mots plutôt, c’est pas plus abordable pour nous ?
L’arbitre à dans sa précipitation, a oublié d’expliquer le principe (que le public a compris lors de l’impro.)

Cette impro est en effet restée très statique, c’est un point qu’il faudra vraiment développer par la suite : meubler les silences par de l’action physique. Cette impro n’est pas chronométrée, on peut donc prendre son temps pour jouer, pas besoin de coller son texte le plus vite possible…
Grosses fautes de décrochages : on n’est pas censés faire référence à l’arbitre ou aux règles du jeu…

– Libre « l’attaque des radars fous »

Des gens du public sont venus me dire qu’ils avaient particulièrement apprécié cette impro.
Thème n’était pas facile !
Bon passage de Myriam pour mettre en place l’idée des chauves-souris qui ont une mission à accomplir.
Nous sommes restés un peu trop figé et l’histoire avait du mal à avancer
Dur pour les alsaciens de se transformer en chauve souris aussi.
Un peu longuet comme impro.
L’idée des chauve-souris était excellente.
Bonne tenue de l’accent alsacien sur toute la durée de l’impro.

C’est certainement celle qui a le plus plu au public, malgré les refus, manques d’écoute et nombreux décrochages. Les jouteurs ont eu de bonnes idées et de bons personnages… Toujours un peu statique mais ça passait vraiment bien. Il y a eu le meilleur passage de la soirée (qui a permi de faire comprendre à tous ce qu’il se passait) bien qu’il ait duré longtemps (plus d’une minute, c’est long pour un passage).
Le travail d’écoute et l’acceptation sont encore à travailler pour que tout soit bien huilé dès le début.

– Libre « le tour du monde en camion »

Beaucoup de refus et manque d’écoute sur cette impro.
4 jouteurs c’est encore trop pour nous
Le policier aurait pu relancer l’histoire en arrêtant le refugié.
Attention aux passages qui ne portent pas l’impro on en fait beaucoup…
Intervention trop rapide de l’arbitre qui a fait que le camion est d’abord passé par la Turquie, puis le Japon, les Usa avant de revenir en Suisse…
Personne voulait interagir avec le chien
Une libre qui n’en est pas une : t
rop de contraintes : un thème + un passage d’un endroit à un autre avec en sous entendu des étapes et 4 jouteurs d’un coup avec passage.
Trop de brouhaha.

Dommage que cette impro ait suivi directement la précédente. C’est celle qui a le moins plu. pour les mêmes raisons que la précédente : refus, manques d’écoute et nombreux décrochages, avec brouhaha et une grande durée de jeu + passages. Il est préférable de ne pas faire trop d’impro libres à 4 les unes à la suite des autres, et ne pas donner trop de contraintes… Cette fois, les passages n’ont pas vraiment apporté quelque chose à l’impro puisque lorsqu’ils pouvaient modifier le cours du jeu, il y a eu des refus UN GROS MANQUE D’ÉCOUTE… et une mauvaise gestion de l’espace scénique qui était pourtant très statique.
– Télévisuelle « cuisine de l’extrême », « ode sensuelle », « chaîne découverte »

Ode sensuelle était très originale et bien faite.
Il faut vraiment penser à varier les types de programme (Météo, émissions, pubs etc)
On n’entendait pas super bien.
peut-être un peu statiques.
le zap doit se faire beaucoup plus vite pour que cela soit plus dynamique.
Bon choix des 3 chaines.

Il s’agit d’une impro que nous maîtrisons bien en général, et pourtant il y avait des inégalités assez flagrantes entre chaînes.
Le bon point est que chaque chaîne était intéressante, mais manquait parfois de pêche Il faut se lancer dans le jeu et proposer des idées de programmes différentes. Du fait d’un scène scindée en 3 et de l’interdiction d’aller dans une autre chaîne, on ne peut pas vraiment bouger, il faut privilégier le jeu sur un plan vertical. On ne peut donc pas trop reprocher le statisme de cette impro.
Enfin, l’arbitre doit zapper plus vite vers la fin pour finir un peu comme une machine infernale.

 

– Mille et une façon de « faire du sport »

Bonne idée pour finir le match.
Beaucoup de créativité.
Joli finish!
Ne rentrait plus dans  le cadre du « match » j’ai trouvé. Fallait peut être alterner violet et orange.
Certains jouent trois fois plus que d’autres et c’est pas trop équitable.
C’est bien de terminer par ce type d’impro qui permet de passer en revue tous les jouteurs.

Excellent impro avec un bon choix de thème. Je trouve qu’elle a été coupée un poil trop tôt…
Et en effet, ce format ne permettait pas de bien voter. Pour un match il faut donc alterner entre les équipes sauf si une équipe laisse volontairement la place à l’autre

 

Arbitrage

Les arbitres qui ont su réorganiser les impros quand ça partait en vrille
Enchaînement des types d’impro était très réussi, avec une alternance de joutes à 2, à 4 et à plus.
Les arbitres n’ont pas eu beaucoup à intervenir pour relancer les impros.
On n’a pas trop fait participer le public, à l’exception bien sûr du tribunal et de l’attaque des « radars » de Strasbourg

Alors il faut savoir que les public a participé sur le choix du super méchant, le tribunal, les radar et surtout il participait à chaque fois pour voter. Donc oui, le public a été mis à contribution et ce , plus que d’habitude. Cela explique peut-être pourquoi il es resté si dynamique jusqu’au bout.

      Matthieu  :

La sono aurait du être posée et testée avant public pour éviter un cafouillage en backoffice
il devrait savoir faire une phrase sans erreurs de syntaxe

Oui, je n’avais pas préparé mon texte et cela s’est parfois ressenti… Heureusement qu’il me reste de la marge pour progresser  🙂
J’ai eu beau chercher, je n’ai pas encore réussi à trouver pour moi, mais un arbitre peut aussi venir avec un style (coulant, strict…) et un Gimmick (« c’est coool ») .

      Rodolphe :
La seconde partie est allée crescendo comme Rodolphe l’avait annoncé.
Très bien géré,. Il comble par des vannes des imprécisions de son jeu d’arbitre mais peu de choses ont été vues par le public je pense.
2 impros libres de suite, c’était pas folichon.
On cherchait un peu si c’était une mixte ou une comparée
Attention bien faire face aux public

Je pense que Roldolphe s’en est vraiment bien sorti. Peut-être faut-il être sûr d’avoir l’attention de tous lorsqu’on énonce les nombres de jouteurs, types d’impro et catégories. Je crois que vous être sûr d’avoir toute l’attention il faut donner le style d’impro après le type (comparée/mixte) et le nombre de jouteurs et donner le thème à le fin. (répéter cela 2 fois est aussi bien vu).